Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation

By on avril 22, 2014

memorial_deportation_parisDepuis la fin de la seconde guerre mondiale, la République française honore la mémoire des victimes de la déportation, notamment les déportés de France, dans les camps de concentration ou d’extermination nazis.

La loi du 14 avril 1954 a consacré le dernier dimanche d’avril comme « Journée nationale du souvenir des victimes et des héros de la déportation ».

Invité par les Oublié-e-s de la Mémoire, Flag ! participe comme chaque année à cette journée nationale le dimanche 27 avril 2014 à Paris

À Paris, un hommage sera rendu au Mémorial de la Shoah et au Mémorial des martyrs de la déportation. La commémoration se terminera par le ravivage de la flamme sous l’Arc de triomphe.

Les cérémonies commémoratives nationales seront présidées par Monsieur Kader ARIF, Secrétaire d’Etat chargé des Anciens Combattants et de la Mémoire.

  • à 15h45 au Mémorial de la Shoah (17 rue Geoffroy l’Asnier – Paris 4ème) – heure limite d’arrivée 15h
  • à 16h30 au Mémorial national des Martyrs de la Déportation  (Square de l’Ile-de-France, Ile de la Cité Paris 4ème)
  • à 18h30 à l’Arc de Triomphe (Place de l’Etoile, Paris 8ème)

 

Oublié-e-s de la Mémoire

Les «Oublié-e-s» de la Mémoire est l’association mémorielle nationale qui œuvre à la connaissance de la déportation pour motif d’homosexualité et sa reconnaissance en France et au-delà.

De part l’Histoire et les liens qui, historiquement nous rapprochent, Flag ! et les «Oublié-e-s» de la Mémoire sont des partenaires engagés.

 

 

Message des déportés 

Pour la Journée nationale du Souvenir de la Déportation Dimanche 27 avril 2014

En ce jour de recueillement et de souvenir qui marque le 69e anniversaire de la libération des camps de concentration et d’extermination, c’est d’abord à celles et ceux d’entre nous qui ne sont pas rentrés de la terrible épreuve de la déportation que nous voulons penser. Persécutés, pourchassés, arrêtés ou raflés dont des milliers d’enfants, tous ont connu les conditions inhumaines des camps, la dégradation de l’être humain et la mort.

Si l’année 1944 fut en France, celle de la libération du territoire, elle fut aussi celle d’un renforcement et d’une aggravation de la répression et de la déportation marquée par la poursuite des activités meurtrières dans les camps.

L’espoir suscité par le Débarquement de Normandie puis de la Libération de Paris fut estompé par le durcissement et la radicalisation du régime nazi qui ne renonçait à aucun de ses objectifs criminels.
La condition de vie des détenus s’aggrava en 1944 et les chances de survie diminuèrent.

Dans nos sociétés où réapparaissent des actes et propos xénophobes, racistes, antisémites et discriminatoires, les rescapés des camps de la mort rappellent toute l’importance des valeurs de solidarité, de fraternité et de tolérance, qu’ ils n’ont eu de cesse de promouvoir et défendre depuis leur retour.

Il appartient aux générations suivantes de préserver ces valeurs qui sont celles de la République.

Ce message a été rédigé conjointement par :

  • La Fondation pour la Mémoire de la Déportation (F.M.D.)
  • La Fédération Nationale des Déportés et Internés de la Résistance (F.N.D.I.R.)
  • La Fédération Nationale des Déportés et Internés, Résistants et Patriotes (F.N.D.I. R. P.)
  • L’Union Nationale des Associations des Déportés, Internés et Familles de disparus (U.N.A.D.I.F.)

 

Laissez une réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *