Bébé flagueur : Les deux mamans de Méwen veulent le mariage

By on novembre 28, 2012

Flag !, engagé pour l’égalité des droits des familles homoparentales, a soutenu ces deux mamans pour le bénéfice des congés parentaux. Voici leur témoignage écrit et vidéo.

Albi. Les deux mamans de Méwen veulent le mariage

 

Sabrina Pech avec Amélie Martel, qui tient le petit Méwen dans ses bras. / Photo DDM A.-M.D.

En plein débat concernant le mariage pour tous sur fond de manifestations, nous avons rencontré Sabrina et Amélie, un couple de femmes, avec leur premier bébé Méwen.

Originaire de Bernac, près d’Albi, Sabrina Pech, 34 ans, est fonctionnaire de police dans la région parisienne. Tout comme sa compagne bretonne, Amélie Martel, 26 ans. Les deux jeunes femmes, qui en ont assez de la vie parisienne, rêvent d’une mutation dans le Sud-Ouest. Pour commencer, Sabrina est venue à Albi accoucher à la maternité de l’hôpital de son premier bébé, fruit d’une insémination, dont Amélie sera la mère adoptive. Une famille bientôt complétée, car Amélie souhaite à son tour avoir un enfant, d’ici deux ou trois ans.

Comme «rien ne sert de se cacher, sauf à s’empêcher de vivre», les deux jeunes femmes ont choisi de s’exprimer à visage découvert pour «La Dépêche du Midi». Manière aussi de démontrer qu’elles forment «une famille normale» et de répondre à ceux qui manifestent contre le mariage homosexuel. «Les gens ont peur de ce qu’ils ne connaissent pas. Ce sont juste des ignorants.» Amélie et Sabrina voient «une avancée» dans le projet de loi sur le mariage pour tous mais il reste «incomplet» à leurs yeux, faute de comprendre la procréation médicale assistée. «On peut se marier mais on ne nous donne pas le droit de faire des enfants. Je vais devoir adopter Méwen, ce qui ne sera pas facile», dit «maman Lilie».

Du fait «de sa situation», ce couple de femmes sait qu’il devra traverser nombre «d’épreuves». Cela va «des regards qui dévisagent et qui se bloquent» lorsque Sabrina et Amélie se promènent main dans la main dans les rues d’Albi à «l’accueil très froid» reçue lors de l’inscription dans une crèche de la police à Paris. Attitude qui contraste avec celle, très chaleureuse, tant des collègues policiers que des deux familles, tous très heureux de la naissance de Méwen. Ses mères craignent aussi pour lui «les railleries dans la cour de récréation».

Quoi qu’il en soit, ces deux mamans sont aux anges avec le petit Méwen, dont le prénom breton signifie heureux ; pour le jeune couple de femmes «c’est bien parti pour ça».

Alain-Marc Delbouys


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